Historique

► L’association est née en 1967, à l’initiative des fédérations syndicales CGT, CFDT et FO, issues de la Sécurité Sociale.

Son évolution est indissociable de celle de l’institution, ce qui permet de comprendre certaines situations, expliquer des décisions, sans pour autant toujours partager la façon de les gérer, en particulier sur la durée.

Au départ, le rôle de l’association s’est limité à l’exploitation des deux villages propriété de l’ex CPPOSS (Caisse de retraite et Prévoyance du Personnel des Organismes de Sécurité Sociale), à savoir : « Les Clarines », aux Menuires et « Les Cognets », à Dinard.

Puis, les cotisations versées par les C.E. adhérents ont permis de développer le patrimoine pour tenter de répondre aux besoins des C.E.

► L’un des tournants dans la vie de l’association porte sur la décision prise dans les années 80, au moment de la départementalisation de la Caisse Primaire Centrale d'Assurance Maladie de la Région Parisienne (CPCAMRP).

L’éclatement de cet organisme, avec la constitution de 7 caisses primaires (75-78-91-92-93-94-95), se répercute sur le comité d’entreprise (l’un des plus importants de France).

Le patrimoine du C.E. est menacé de disparaître si les 7 C.E. nouvellement constitués ne s’entendent pas pour en assurer le devenir.

Face à l’absence d’accord et sur proposition des fédérations syndicales, l’AREPOS opte pour la reprise du patrimoine et l’adhésion des 7 C.E. à l’association. Or, cinq seulement adhèrent (75-78-92-94-95).

► Cette reprise du patrimoine engendre la disparition des réserves financières de l’association et, cela ne suffisant pas, un montage spécifique impliquant les 5 C.E. parisiens concernés est mis au point pour permettre la réalisation de l’opération.

Ainsi, ces C.E. apportent les fonds nécessaires sous forme de « fonds d’investissements » pour 25 ans, remboursables sur 10 ans, de la 16ème à la 25ème année.

En clair et par exemple, le C.E. qui souscrit des F.I. en 1983 bénéficie en contrepartie de réservations prioritaires supplémentaires pendant 25 ans et doit être remboursé de son apport (sans intérêt) de 1999 à 2008.

► Parallèlement, la situation de l’institution ne s’améliore pas et les masses salariales évoluent faiblement comparativement à la période précédente.

Ajoutons le manque de rigueur dans la gestion de l’association, accompagné d’une non prise en compte des remarques et suggestions des C.E. lors des A.G. en particulier, et nous constatons deux phénomènes :

- Les cotisations versées par les C.E. ne servent plus à investir mais à équilibrer la gestion de l’association, ce qui se traduit par un vieillissement du patrimoine et sa dégradation.

- La démission de C.E. dont ceux de la région parisienne (75-78-92-94), en raison de désaccords avec les instances et des nombreux refus de séjours pour leurs ressortissants.

 

► Déséquilibre récurant et menaces sur l’existence même de l’association… en 1996 le commissaire aux comptes déclenche une procédure d’alerte !

Le Conseil d’Administration concède alors à recourir à un audit, ce qui conduit à la restructuration pilotée par le cabinet KPMG, avec la séparation des gestions (1998) :

- D’un coté, l’association et son associée unique l’EURL chargée de gérer les villages.

- De l’autre, la constitution d’une SCI permettant une gestion indépendante du patrimoine, mesure préconisée depuis longtemps par une composante de l’association.

 

Toutefois, des problèmes persistent :

- Dans les instances, la majorité ne veut pas se départir de son mode de fonctionnement.

- Un directeur gérant de l’EURL incapable de fournir des éléments fiables sur sa gestion.

- Le montant des F.I. relatifs aux C.E. parisiens absent du montage financier réalisé !…

Après avoir reçu un courrier du commissaire aux comptes en septembre 2000, le directeur gérant de l’EURL remet sa démission en octobre de la même année, malgré le soutien appuyé d’une majorité d’administrateurs !…

► Les C.E. parisiens se manifestent auprès de l’association pour réclamer le remboursement des F.I. (échéance des 15 ans) mais, celle-ci ne disposant pas à elle seule des moyens financiers nécessaires, elle négocie des protocoles impliquant l’EURL.

Ainsi, une ristourne de 20% sur le chiffre d’affaires réalisé par ces C.E. leur est consentie ce qui doit permettre, avec la participation de l’association, de faire face aux annuités de remboursements. Dans les faits, seule la saison hiver 2001/2002 sera honorée.

► Un nouveau directeur de l’EURL prend ses fonctions en février 2001.

Il dresse un état des lieux édifiant et met en oeuvre des mesures destinées à redresser une situation déficitaire de 8 millions de francs par exercice (l'euro n'était pas né !...).

Un plan social porte sur 4 millions de francs d’économies et, chiffres à l’appui, le C.A. de l’association est informé que la ristourne de 20% accordée aux C.E. génère le reste du déséquilibre.

Le C.A. décide alors, à la majorité, la suppression de cette réduction et, en contre partie, la réduction des 4/5 de la cotisation versée par les C.E. adhérents.

Mais ces mesures arrivent trop tard !

► En décembre 2001, le dépôt de bilan est prononcé par le tribunal de commerce du Mans, avec poursuite de l’exploitation pendant 6 mois et recherche d’une solution fiable pendant ce délai.

En juillet et août 2002, le même tribunal décide la reprise de l’EURL par la CIAT (Compagnie Internationale André Trigano), malgré le vote des C.E. lors de l'A.G. de juin.

Ces derniers étaient très majoritairement favorables à la solution proposée par le pôle issu du tourisme social (ANCAV - Touristra et Ligue de l’enseignement - Vacances Pour Tous).

► Depuis août 2002, l’association ne dispose plus de marge de manoeuvre et ne peut donc pas honorer les engagements pris par les C.E. adhérents dans les années 80. Les cotisations perçues aujourd’hui sont sans commune mesure avec ce qu’elles étaient.

 

Mars 2007 : A l’initiative de la CCAS EDF, récupération du patrimoine, création du GIE VLA et retour dans le tourisme social.

Depuis 2013, les villages sont repris en gestion par ULVF et VPTI qui ont lancé une grande campagne de rénovation de tous nos sites. Arrivée de la CCAS au capital de la Sci.

 

 

 

Quelques photos souvenirs (Merci à M. Oulie)

Les Girelles en 1971

 

 

 

Les Girelles en 1973